« La flexibilité fait partie de l’ADN de Comet »

 

Matthieu Spiry _ founder and CEPO_Comet

par Caroline de Tinguy et Judy Raffray

Lancée en juillet 2015 par une bande d’amis, Comet est une startup française ayant créé un assistant personnel intelligent de gestion de photos sur smartphone. Travail à distance, horaires souples, vacances illimitées, la jeune pousse qui compte 13 collaborateurs fonctionne en totale flexibilité. Un de ses 4 fondateurs Mathieu Spiry nous explique cette organisation très libre et partage avec nous ses réflexions pour le futur.

Pouvez-vous nous présenter Comet en quelques mots ?

Comet, c’est une application mobile gratuite disponible sur iOS et Android qui est la première appli grand public intégrant une Intelligence Artificielle vous aidant à gérer les photos de votre mobile tout en respectant votre vie privée. Nous avons fait l’année dernière une première levée de fonds de 150 000 euros et nous avons noués des super partenariats. Bref c’est une bonne période pour nous !

Et en termes de capital humain ?

Il y a 18 mois, nous étions 4. Et nous serons bientôt 13. L’équipe est essentiellement constituée de profils de développeurs et de chercheurs en intelligence artificielle. Les 4 fondateurs ont entre 30 et 33 ans et les nouveaux arrivants entre 22 et 25 ans.

Ça se passe comment la flexibilité chez Comet ?

Chez Comet, en matière de flexibilité tout est open ! On est open sur les horaires, open sur les vacances, open sur les journées de vacances. On ne regarde pas si les collègues arrivent à l’heure ou non. Chacun arrive quand il veut du moment que le travail est bien fait. Il n’y a pas du tout de contrôle, mais de fait tout le monde bosse plus que n’importe qui ailleurs. Les gens sont super motivés, alors ils ne regardent pas la montre.

Et quand un besoin personnel émerge (faire une course, attendre le plombier ou une livraison…), chacun est libre d’adapter son emploi du temps ou de travailler de chez lui. Nous ne voulons pas que les normes traditionnelles soient un frein à notre activité.  Nous avons une population de gens qui souhaitent avant tout s’impliquer dans leur travail.

Nous sommes en mode vacances illimitées pour tout le monde. On considère que des salariés qui se reposent sont des salariés motivés. On n’a pas envie de faire la chasse aux journées de vacances.

Beaucoup de startups sont réfractaires au travail à distance qui tuerait l’émulation collective. Visiblement vous n’avez pas cette crainte…

Nous avons tous les outils qui nous permettent travailler en remote (travailler à distance). Un de nos associés est à Bordeaux. Un autre fondateur est parti vivre 6 mois en Argentine. Les réunions se font à distance avec eux. Nous avons une vision plus globale du travail qui peut se faire de partout y compris pour les nouveaux collaborateurs. Par exemple, nous allons peut-être recruter un nouveau collaborateur à Toulouse. Au départ, nous avions pensé lui demander d’être présent physiquement avec l’équipe à temps plein le premier mois pour qu’il prenne le pouls de l’entreprise. Mais nous sommes en train d’évoluer sur le sujet et peut-être qu’il pourra commencer directement en remote.

Sans cadre n’y-a-t-il pas des risques de débordements ?

Ce n’est pas qu’il ne faut pas de cadre. Mais dans notre situation, étant donné notre taille et le fonctionnement de l’équipe, les gens n’en ont pas besoin.

L’effet pervers du tout open (qui est extrême je l’avoue) est que les gens s’investissent trop d’une certaine manière. Toute l’équipe bosse énormément et au final on ne prend pas beaucoup de vacances parce qu’on a tous envie d’avancer.

On se pose aujourd’hui la question d’embaucher en 3/5eme pour laisser à ceux qui le veulent deux jours pour qu’ils se consacrent à leur projet perso. Nous avons beaucoup d’intrapreneurs dans l’âme qui ont des idées et qui veulent développer leur propre projet. On se dit que l’on finira par le mettre en place, mais il faudra définir un cadre, par exemple en fixant ensemble une ou deux journées par semaine où la personne pourra travailler sur son sujet.

Cette liberté n’est-elle pas déroutante pour vos nouvelles recrues ?

Nous recrutons des profils plutôt entrepreneurs, en général des free lances. Ils sont habitués à être libres, à avoir des clients, pas de patron. C’est justement parce que nous voulons recruter ce genre de profil hyper autonome, que nous sommes open sur les vacances, les horaires etc.

Quand nous voulons recruter un nouveau profil, notre état d’esprit c’est de chercher un « associé », pas un « salarié ». C’est pour cela que nous donnons accès au capital à toute l’équipe dès le départ. C’est un outil de motivation pour signifier que nous voulons des gens qui s’impliquent. Et de fait, les gens s’impliquent effectivement davantage en étant associés dans la boite.

Chez Comet, il n’y a pas de hiérarchie. Nous avons une organisation très très plate. Vous allez me dire que c’est ce que disent toutes les startups, mais chez nous c’est vraiment le cas ! Toutes les décisions importantes qui concernent le produit sont prises collégialement. Dès qu’il y a une question qui touche à la vision, au marketing, aux nouvelles fonctionnalités de l’application, on en parle avec tout le monde. Quand on recrute une nouvelle personne, on lui explique clairement qu’elle va avoir un impact sur le projet.

Toute l’équipe est hyper impliquée car elle adore ce qu’elle fait. Chez Comet, on ne vient pas bosser, on vient apprendre, on vient s’amuser. On ne se voit pas comme des collègues, mais comme des potes. Quand on fait un recrutement, on ne s’arrête pas juste sur le CV, on regarde si la personne correspond humainement à notre état d’esprit.

Est-ce que ce mode de fonctionnement très souple sera tenable avec le développement de Comet ?

La flexibilité fait partie de l’ADN de Comet. La culture, les horaires souples, les vacances, c’est faisable à 10 comme à 1000.

Effectivement, pour l’instant nous sommes une équipe de gens qui partagent le même état d’esprit, le même mode de  fonctionnement. Pour être honnête, on a recruté des gens qui nous ressemblent. On n’est pas encore une organisation au sens où on l’entend avec des profils différents à gérer. Donc cela simplifie les choses. Passé le stade critique de 20 collaborateurs, il faudra recruter un DRH pour gérer cela.

En grossissant, il faudra que Comet se structure. Les profils conventionnels ont aussi leur utilité quand l’entreprise atteint une certaine maturité. Et on ne peut pas les incentiver de la même manière que les profils « entrepreneurs » de la première heure. Mais ils auront tout aussi besoin de flexibilité, d’autonomie. Ils demanderont sûrement plus d’équilibre de vie pro/vie perso, de temps, de souplesse…

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